Étude de site et principes généraux de construction, avant d’acheter, de vendre ou de concevoir

L’étude géotechnique préalable (mission G1) est la première étape de l’ingénierie géotechnique définie par la norme NF P94-500. Elle permet de connaître les grandes caractéristiques du sous-sol d’un terrain et de repérer, avant de s’engager, les risques géotechniques majeurs : argiles sensibles au retrait-gonflement, sols compressibles, remblais, nappe peu profonde.
La G1 n’est pas une étude de dimensionnement : elle ne s’engage ni sur des quantités, ni sur des coûts de travaux. Le dimensionnement des fondations relève de la mission G2.
La norme distingue deux phases, à choisir selon l’avancement de votre projet :
À retenir lorsque le projet n’est pas encore arrêté. L’étude identifie les risques géotechniques du site et en évalue la faisabilité, ce qui permet par exemple de comparer plusieurs terrains avant un achat.
À retenir lorsque les grandes lignes du projet sont connues. Elle précise les principes généraux de construction adaptés au terrain et identifie les risques qui devront être traités ensuite en G2.
Une G1 s’appuie sur des données géotechniques adaptées au site : recherche documentaire (cartes géologiques, risques recensés), observation du terrain et investigations de sol proportionnées au projet. Elle se conclut par un rapport de synthèse.
Selon la norme, les missions G1, G2 et G3/G4 s’enchaînent et se réalisent dans cet ordre. Une G1 seule ne suffit donc pas pour construire.
Dans les zones d’exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles, le vendeur d’un terrain non bâti constructible doit fournir une étude géotechnique préalable, annexée à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte de vente (articles L. 132-4 et suivants du code de la construction et de l’habitation, issus de l’article 68 de la loi ELAN). L’étude attendue est généralement une G1 en phase PGC.
Le zonage a été mis à jour par l’arrêté du 9 janvier 2026 : il s’applique aux promesses de vente et aux ventes conclues à compter du 1er juillet 2026. Vérifiez votre parcelle sur la carte Géorisques et consultez notre page réglementation et glossaire.
| Phase | Quand la choisir | Ce qu’elle apporte |
|---|---|---|
| G1 ES | Projet non défini, comparaison de terrains avant achat | Risques géotechniques majeurs du site et faisabilité |
| G1 PGC | Grandes lignes du projet connues, vente d’un terrain en zone exposée | Principes généraux de construction et risques à traiter en G2 |
Dans les zones concernées, la loi met l’obligation à la charge du vendeur. L’étude est annexée à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique ; en cas de vente publique, elle est annexée au cahier des charges.
La G1 ES s’applique quand le projet n’est pas défini : elle évalue le site et ses risques. La G1 PGC s’applique quand les grandes lignes du projet sont connues : elle en déduit des principes généraux de construction. L’étude demandée lors d’une vente de terrain est généralement une G1 PGC.
Non. La G1 identifie les risques du terrain mais ne dimensionne pas les fondations. En zone d’exposition moyenne ou forte, la construction d’une maison individuelle s’appuie sur une étude de conception (G2) ou sur le respect de techniques particulières de construction définies par arrêté.
Oui. Lorsqu’elle a été réalisée, l’étude préalable est annexée au titre de propriété du terrain et suit ses mutations successives.
La carte d’exposition est consultable parcelle par parcelle sur Géorisques. Elle a été mise à jour par l’arrêté du 9 janvier 2026. En cas de doute, indiquez l’adresse de la parcelle dans le formulaire de devis.
