Fissures, affaissement de dallage, tassement : comprendre l’origine avant de réparer

Des fissures sur une maison n’ont pas toujours une origine géotechnique. Lorsqu’elles en ont une, les réparer sans traiter la cause conduit souvent à les voir revenir.
Les mouvements du sol sous une maison peuvent venir du retrait-gonflement des argiles en période de sécheresse, d’un remblai mal compacté, d’un sol compressible, de la présence d’eau (fuite, réseau, mauvaise évacuation des eaux de pluie) ou de la végétation proche.
Photographiez les fissures avec un mètre ou une règle à côté et une date, notez leur position et le moment où elles sont apparues. Un suivi sur plusieurs semaines montre si elles évoluent ou se stabilisent. Des témoins de fissure (plaquettes ou jauges) peuvent être posés pour mesurer un éventuel mouvement.
Informez votre assureur par écrit. L’indemnisation d’un sinistre lié à la sécheresse dépend d’un arrêté de catastrophe naturelle visant votre commune : renseignez-vous sur la procédure et sur les délais auprès de votre assureur ou de votre mairie.
Un diagnostic géotechnique recherche si le sol est en cause : examen des désordres, sondages et essais, analyse du rôle de l’eau, des fondations et de l’environnement du bâtiment. Voir la mission G5.
Selon le diagnostic, les solutions vont de la maîtrise des eaux (gouttières, drainage, fuites) à la gestion de la végétation, jusqu’à la reprise des fondations. La conception de ces travaux relève d’une mission G2.
Ce tableau est indicatif : seul un diagnostic sur place permet de conclure.
| Désordre observé | Piste géotechnique à examiner |
|---|---|
| Fissures en escalier ou diagonales sur une façade | Tassement différentiel : retrait-gonflement d’argiles, remblai, sol compressible |
| Dallage intérieur qui s’affaisse ou se fissure | Tassement du remblai ou du terre-plein situé sous le dallage |
| Fissures qui se rouvrent d’une saison à l’autre | Variations de teneur en eau d’un sol argileux |
| Désordres apparus après une extension | Tassement différentiel entre le bâtiment existant et l’extension |
| Portes ou fenêtres qui coincent | Déformation de l’ossature : un indice, pas un diagnostic |
Les propriétaires occupants de maisons individuelles situées en zone d’exposition forte au retrait-gonflement des argiles peuvent, sous conditions de ressources, bénéficier de subventions pour financer des diagnostics de vulnérabilité et des travaux préventifs.
Renseignez-vous auprès de votre mairie ou des services de l’État pour connaître le dispositif en vigueur.
Seul un examen sur place permet de l’affirmer. Des fissures larges, qui évoluent vite, qui traversent le mur de part en part, ou accompagnées de déformations des huisseries, justifient une visite rapide par un professionnel.
L’expertise d’assurance est mandatée par l’assureur pour évaluer le sinistre. La G5 est une mission géotechnique qui établit si le sol est à l’origine des désordres et oriente le traitement ; elle peut compléter un dossier.
Sur un sol argileux, la végétation proche peut accentuer l’assèchement du sol en période de sécheresse. C’est l’un des facteurs examinés lors d’un diagnostic.
La carte d’exposition est consultable parcelle par parcelle sur Géorisques. Elle a été mise à jour par l’arrêté du 9 janvier 2026.
Des photographies datées, les plans du bâtiment s’ils existent, l’année de construction, les travaux ou extensions réalisés depuis et, le cas échéant, le rapport de l’expert d’assurance.
